Sous les vents d'horizon

Ainsi les feuilles se détachent des branches, Ainsi les mots coulent de la plume : Un à un, au gré du vent

Ce que ça veut dire

Ce que ça veut dire
D’être avec rien que le ciel en face
Avec les bras en ailes cassées
Et l’air ahuri sur le gravier
À regarder les autres
Qui volent

Passage

Sur la pierre humide
La clarté rose du soir
Passage des nues

Plainte

Au déclin du jour
La plainte des oiseaux change
Calme des marées

Toiles

Les toiles givrées
Ont pris au piège un flocon
De l’année passée

En sourdine

Sur un banc à écouter la mer
Les vagues revenir aux rochers
Les milliers de mouettes au-dessus de la baie
Deux chevaux trottent sur la plage en brisant des coquilles
Et des enfants jouent
À écouter la mer mais je n’entends rien de tout cela
Si ce n’est la caresse d’un rayon
Une fleur au soleil qui chuchote
Dans une langue semblable aux rêves que l’on oublie

Fugue

Mon ombre s’envole
À chacun de mes pas sur
L’ocre du soleil

Au soleil couchant

Eh bien, mon ami,
Ce fut une longue journée de marche
Tout baigné de ta lumière et bercé des rumeurs
De la mer calme et brillante de décembre
Tes couleurs avaient gardé l’or de ce matin, tout le jour
Et maintenant ton or se change en feu mourant sur la mer
Et le vent chargé des plaintes des oiseaux s’en vient apporter l’hiver
Que tout le jour j’avais cru perdu pour une fleur de printemps
Je te regarde mourir en écrivant ces lignes
Et la nuit venue je retournerai dans l’île
Le coeur doux, un peu triste,
Accompagné du chant des étoiles

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